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Cérès

Fiche d´identité
Détail de la planète naine Cérès
  1. Diamètre équatorial : 974,6 km
  2. Masse : 9,46 × 1020 kg
  3. Densité moyenne : 2,05 × eau
  4. Vitesse de libération à l´équateur : 0,51 km·s-1
  5. Température : moy. 167 K (env. -106 °C)
  6. Inclinaison de l´équateur sur le plan orbital : env. 3°
  7. Période de rotation sidérale : 0,378 1 jour
  8. Période de révolution sidérale : 1 679,819 jour
  9. Période de révolution synodique : - -
  10. Excentricité de l´orbite : 0,079 8
  11. ½ grand-axe de l´orbite : 2,765 9 UA
  12. Inclinaison sur l´écliptique : 10,586°
  13. Vitesse moyenne sur orbite : - -
  14. Albédo : 0,09
  15. Nombre de satellites : 0
Missions spatiales vers Cérès

Cérès : la planète manquante...

En 1766, le mathématicien Johann Daniel TIETZ (dit Titius, 1729 - 1796) remarqua que les distances des planètes au Soleil formaient une suite numérique selon une progression mathématique. Propagée par un ouvrage d´astronomie de Johann Elert BODE en 1772, elle sera considérée par les uns comme un heureux hasard, par d´autres comme la manifestation d´un principe physique qui restait à découvrir. Mais cette « curiosité arithmétique », connue sous le nom de Loi de Titius-Bode, est incomplète : il n´y a aucune planète sur l´orbite prévue entre Mars et Jupiter.
Confortés par la découverte d´Uranus (en 1781), dont la distance au Soleil concordait avec celle prédite par la loi de Titius-Bode, plusieurs astronomes se mirent en quête de cette planète manquante. Le 1er janvier 1801, Giuseppe PIAZZI, alors directeur de l´observatoire de Palerme en Sicile, découvre fortuitement la planète qu´il nomme Cérès, du nom de la déesse romaine des moissons et protectrice de la Sicile.

Cérès : le plus gros astéroïde...

La satisfaction de trouver ce nouveau corps céleste fait très vite place à une certaine déception : son diamètre est inférieur au dixième de celui de la Terre. De plus, dès les années suivantes, une multitude d´autres « petites planètes » gravitant entre Mars et Jupiter sont découvertes, confortant ainsi l´hypothèse de l´éclatement de la planète manquante.
Pallas est trouvée, tout aussi fortuitement, le 28 mars 1802 par le médecin (le jour) et astronome (la nuit) allemand Heinrich Wilhelm Matthaus OLBERS) qui tentait de retrouver la position de Cérès. Cinq ans plus tard, le 29 mars 1807, il découvre également Vesta. Dans l´intervalle, le 1er septembre 1804, un autre objet est découvert par l´astronome allemand Karl Ludwig HARDING : Junon.
Les recherches se poursuivent, en vain, une période de disette s´installe jusqu´à ce qu´un postier allemand - et astronome amateur - (et grâce à l´avancé des moyens d´observation), Karl Ludwig HENCKE (1793 - 1866), débusque Astrée (en recherchant Vesta !) le 8 décembre 1845. Il récidive le 1er juillet 1847 en rajoutant Hébé à la liste. Le 100e objet est découvert en 1868, Cérès se voit enlever du rang de planète pour devenir le plus gros objet de la « ceinture principale », astéroïdes orbitant pour la plupart entre 2.2 et 3.3 UA.

Cérès : la première planète naine

la découverte d´Éris, officialisée le 5 janvier 2005, remet en question la définition du terme planète. En août 2006, l´Union Astronomique Internationale (UAI) en donne une nouvelle désignation. Si Pluton se voit ainsi « rétrogradée », Cérès semble avoir un sort plus enviable : étant le seul astéroïde de taille suffisante pour que sa gravité lui donne une forme quasi sphérique, elle est promue au rang de planète naine. Elle devient ainsi la première planète naine, tout autant par sa distance au Soleil que par sa date de découverte.

Crédit photographique : NASA

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